Information sur les modalités d'accueil de stagiaires et le statut de maître de stage

Vous trouverez, sur le site de l'URPS Médecins de Rhône-Alpes, les informations pour devenir maître de stage en médecine générale pour les étudiants en médecine de deuxième et troisième cycle.

Vous trouverez, sur le site de l'Ordre National des Pharmaciens, des renseignements concernant l'agrément des pharmaciens agréés maîtres de stages.

Vous êtes chirurgien-dentiste et souhaitez accueillir des stagiaires ?
il convient alors de vous rapprocher des facultés dentaires et du conseil départemental de l'Ordre des chirurgiens-dentistes.

Les maîtres de stages hospitaliers sont les Praticiens Hospitaliers (PH).

L’appellation d’Enseignants Cliniciens Ambulatoires (ECA) a été longtemps utilisée pour désigner les maîtres de stages ambulatoires, c’est-à-dire les médecins qui accueillent un étudiant et lui proposent un enseignement dans le cadre de leurs pratiques, hors structure hospitalière. Il s’agissait de mettre en avant leur fonction pédagogique et de la distinguer d’un simple compagnonnage. Pour marquer l’impact qu’ils peuvent avoir sur la formation des étudiants au cours de leurs études, ceux-ci sont désormais considérés comme de véritables Maître de Stage des Universités (MSU).

On peut devenir Maître de Stage des Universités (MSU) pour un ou plusieurs des stages suivants :

  • Le stage de deuxième cycle
    Il s’agit d’un stage de 3 mois, destinés aux externes. Ce stage permet aux externes d’appréhender les spécificités de la médecine générale. Il s’agit d’une occasion unique pour tous les étudiants de découvrir la médecine générale avant les Epreuves Nationales Classantes (ECN) à l’issue desquelles les étudiants choisiront leur spécialité. Pour certains, ce sera leur seule expérience de médecine ambulatoire.

  • Le stage ambulatoire de niveau 1
    Il consiste à accueillir un interne de médecine générale, généralement en 3ème ou 4ème semestre (sur les 6 semestres que compte le DES de médecine générale). Ce stage obligatoire de 6 mois se déroule dans un ou plusieurs sites d’exercice, à raison de 9 demi-journées par semaine, seul ou en binôme avec un autre MSU. Le MSU doit être présent, à son cabinet ou dans le centre de santé, en même temps que l’interne et organiser progressivement les différentes phases du stage.

  • Le stage dit de niveau 2, ou Stage Ambulatoire de Soins Primaires en Autonomie Supervisée (SASPAS)
    Ce stage est pour l’instant facultatif et ne concerne que la moitié à un tiers de chaque promotion. Il consiste à accueillir un interne qui consulte en l’absence du MSU, une à plusieurs demi-journée(s) par semaine. Un temps doit obligatoirement être programmé le jour même ou dans les jours suivants, pour la supervision de tous les patients vus seuls par l’interne.

- Transmettre mes connaissances et le savoir-faire de mon métier, le plaisir d’enseigner
- Offrir aux jeunes générations un lieu de formation
- Une rémunération « directe » : honoraires pédagogiques à raison de 600 euros par mois pour un interne de niveau 1 ou 2, et 300 euros pour un externe (à partager entre les différents MSU d’une même maquette de stage)
- Une rémunération « indirecte » : les honoraires générés par les consultations en supervision indirecte assurées par les internes de niveau 1 ou 2.

Mais surtout, l’accueil de jeunes étudiants dans mon cabinet ou mon centre de santé permet une remise en cause de ma pratique, et une remise à niveau de mes connaissances. Il est l’occasion de travailler avec l’équipe des enseignants du département de médecine générale (DMG).
Le métier de MSU prend du temps et n’est pas une source d’enrichissement financier mais personnel.

Dans l’immense majorité des cas, les patients acceptent très bien la présence d’étudiants dans le cabinet ou le centre de santé. Encore faut-il penser à signaler leur présence (affiche en salle d’attente, message de la secrétaire, etc.) et solliciter leur avis à chaque consultation.

La fonction d’enseignant du MSU est valorisante pour l’image du médecin.

L’accueil d’étudiants peut nécessiter de modifier mon organisation, aussi bien en termes d’agendas (consultations plus longues, plages horaires prévues pour la supervision, etc.), que de gestion de l’espace (pièce dédiée à l’interne avec poste informatique en réseau et connexion internet).

La présence d’un interne permet aussi une meilleure souplesse des consultations, dès que celui-ci est autonome, car il peut effectuer des tâches supplémentaires (consultations ou visites urgentes, communication avec l’hôpital, organisation de soins, etc.).

La charge administrative est très modeste, réduite à la signature d’une charte avec le département de médecine générale, de quelques documents à fournir à l’administration, et de la validation de l’étudiant à l’issue de chaque stage.

Le Département de Médecine Générale (DMG) a pour mission de coordonner toutes les activités d’enseignement de la médecine générale de la faculté. Il organise les cours, le tutorat et la thèse des étudiants, auxquels les MSU volontaires peuvent participer. Le DMG veille aussi à la régularité de la formation pédagogique des MSU, et à la qualité des stages proposés. En cas d’apparition de difficultés ou de dysfonctionnements, le DMG doit être prévenu rapidement afin de mettre en œuvre les mesures appropriées à la résolution des problèmes soulevés dans le stage concerné.

Le Collège des Généralistes Enseignants (CGE) est une association loi 1901 qui regroupe tous les MSU. Il assure un soutien pour ses membres par diverses activités, notamment en organisant des réunions dans le cadre du Développement Professionnel Continu (DPC), des formations pédagogiques, ou plus simplement des réunions conviviales.

Le Collège National des Généralistes Enseignants (CNGE) fédère l’ensemble des collèges régionaux et de chaque université. Le congrès qu’il organise à la fin de chaque mois de novembre, est l’occasion pour tous les généralistes enseignants d’échanger sur leurs expériences pédagogiques ou de recherche.